Une victime de la DĂ©pakine obtient une indemnisation de 1,3 million d’euros

Le fonds d’indemnisation des victimes de la DĂ©pakine a versĂ© Ă  un jeune homme, dont la mère avait pris ce mĂ©dicament durant sa grossesse, 1,3 million d’euros, a rapportĂ© ce mardi le quotidien « le Parisien ». Le montant de cette indemnisation a Ă©tĂ© annoncĂ© par la mère du jeune homme aujourd’hui âgĂ© de 20 ans.

Pour ses troubles liĂ©s Ă  la DĂ©pakine « reconnus » (malformation cardiaque, autisme, dĂ©pendance), il est, peut-on lire dans le journal, l’une des premières personnes indemnisĂ©es par le fonds mis en place par l’État pour dĂ©dommager les victimes de cet antiĂ©pileptique fabriquĂ© par Sanofi.

Le fonds d’indemnisation n’a pas retenu le terme d’« autisme » mais « trouble du dĂ©ficit de l’attention », regrette toutefois la mère du jeune homme. Une qualification utilisĂ©e, selon certains patients, pour tenter de minimiser certains versements.

La prĂ©sidente de l’Association d’aide aux parents d’enfants souffrant du syndrome de l’anticonvulsivant (APESAC), Marine Martin, a, quant Ă  elle, prĂ©venu que cette indemnisation Ă©levĂ©e masquait des dĂ©cisions beaucoup moins favorables dans la plupart des dossiers. « Les premières indemnisations sont faibles, partielles, elles peuvent ĂŞtre de zĂ©ro, trente ou cent mille. C’est la roulette russe », a-t-elle estimĂ©. Une procĂ©dure d’indemnisation est en cours, sous l’Ă©gide de l’ONIAM (Office national d’indemnisation des accidents mĂ©dicaux). Sanofi avait refusé en dĂ©but d’annĂ©e de contribuer Ă  ce dispositif.

PubliĂ© le 21.05.2019  – Lequotidiendumedecin.fr. (avec AFP)

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